La déviation de la RD7n à Saint‑Cannat est un projet envisagé depuis les années 70 et officiellement inscrit au programme départemental depuis 2006.
L’objectif de cette déviation est de sécuriser et de fluidifier la circulation pour les véhicules et les piétons dans le centre-ville, aujourd’hui traversé par près de 17 000 véhicules par jour.
Chiffré à 65 M€, ce projet est en voie de concrétisation notamment grâce aux autorisations obtenues :
- Déclaration d’Utilité Publique (DUP) prorogée jusqu’en 2030.
- Dérogation relative à l’interdiction de destruction d’espèces protégées délivrée après avis favorable du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN).
La Municipalité comprend bien sûr que les situations individuelles d’expropriation sont humainement difficiles pour les personnes concernées. Cependant, nous devons apprécier l’intérêt général à l’échelle de l’ensemble des habitants de Saint‑Cannat et de ceux de tout le bassin de vie.
S’agissant du tracé alternatif dit « sud », de nouveau proposé par certaines personnes impactées par le projet, les études montrent qu’il serait beaucoup plus coûteux : son linéaire plus long (environ 9 km) et les ouvrages nécessaires pourraient au minimum doubler son coût.
Par ailleurs, choisir aujourd’hui un nouveau tracé signifierait de reprendre l’intégralité des études et des démarches administratives depuis le début : nouvelles études environnementales, révision du PLUi, nouvelle enquête publique, nouvelle DUP, etc.
Concrètement, cela reviendrait à effacer plus de quinze ans de travail et à repousser encore pour de nombreuses années la réalisation de la déviation, attendue par tant d’habitants de notre village.
Le tracé alternatif sud présenterait également un impact environnemental bien plus important que le tracé actuel.
En effet, il traverserait de larges secteurs classés en Espaces Boisés Classés (EBC – cf. art. L.113-1 et suivants du code de l’urbanisme), il empièterait davantage sur le site Natura 2000, il affecterait plus fortement la zone de protection spéciale « Garrigues de Lançon et chaînes alentour », et se rapprocherait des berges et de la ripisylve de la Touloubre.
Enfin, une déviation n’atteint ses objectifs, en termes de sécurité et de réduction des nuisances, que si elle est effectivement utilisée par les automobilistes : un itinéraire qui rallongerait trop le parcours risquerait d’être délaissé au profit de la traversée actuelle.
Les exemples de contournement réussis, comme ceux de Lambesc ou de Pélissanne, reposent ainsi sur des tracés acceptables pour les conducteurs.


